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2026
Interventions
mamuphi (Ircam)
- 7 février 2026 : La théorie des distributions II (atelier mathématique pour non mathématiciens)
Texte de l’exposé
Diapos de l’exposé
- 11 avril 2026 : Comment la philosophie d’A. Badiou préconditionne sa condition mathématique comme « ontologie » (Journée Topos d’Alain Badiou)
Le livre Topos, établi à partir de 11 années (1900-2001) du Séminaire du samedi (http://www.entretemps.asso.fr/Badiou/seminaire.htm), examine comment la théorie des catégories puis celle des topos vont pouvoir conditionner la philosophie d’Alain Badiou.
Logiques des mondes nous en délivrera un peu plus tard le résultat proprement philosophique sous forme de cette phénoméno-Logique dont cette philosophie est ainsi devenue capable, logique philosophique clarifiant ce qu’est un monde apte à ce qu’il lui arrive des événements et par là qu’y opèrent des corps subjectivés de vérité.
Le point tout à fait unique de Topos dans la bibliographie de Badiou est que, se situant en amont de Logiques des mondes, ce livre rend compte avant tout de la genèse des résultats qui y seront exposés : en vérité, Topos instruit à quelles conditions proprement philosophiques les théories mathématiques examinées vont être rendues capables de conditionner la philosophie d’Alain Badiou.
J’examinerai ce travail philosophique de préconditionnement qui va constituer l’aptitude des deux théories mathématiques examinées… à conditionner en retour la philosophie en question.
Texte de l’exposé
(+ projection du film « L’ombre où s’y Claire » de D. Lévy – poème d’A. Badiou et musique de F. Nicolas)
- 18 avril 2026 : Extensions et généralisations (atelier mathématique pour non mathématiciens)
Texte de l’exposé
autres
- 20 avril 2026, 15h : Monde-Musique et topos de Grothendieck et de Lawvere (EHESS, séminaire Dynamiques post-structurelles)

À quelles conditions la musique constitue-t-elle ou non un monde spécifique (et pas seulement une région plus ou moins floue découpée dans l’écheveau des pratiques sociales), un monde à part (ce qui n’est pas dire un espace autarcique) doté d’une autonomie relative de consistance (ce qui n’est pas dire une indépendance absolue), un monde émergeant du foisonnement des pratiques humaines telle une canopée, autocentrée sur les puissances propres d’une écoute musicale, un monde qu’on appellera monde-Musique (https://fnicolas1947.fr/musique/le-monde-musique) ?
Le musicien pensif, qui se pose cette question, va alors examiner la notion de monde dans un esprit mamuphi (https://mamuphi.fr) qui s’attache à « penser la musique à la lumière des mathématiques et à l’ombre de la philosophie ». D’où la perspective de mesurer le monde-Musique à la structure de topos que la mathématique contemporaine dégage sous deux modalités intriquées – les topos logiques de Lawvere (« topos élémentaires ») et les topos mathématiques de Grothendieck (« topos de faisceaux ») – qu’Alain Badiou vient philosophiquement ressaisir sous la modalité de topos ontologiques (« phénoméno-logiques des mondes »).
Mais, là où le mathématicien Guerino Mazzola en conclut à l’existence d’un Topos of Music, le musicien en conclura au contraire qu’un monde-Musique, fait de morceaux en influences réciproques et centré sur sa propre logique d’écriture (le solfège), n’a pas la structure rigoureuse d’un topos. Ce qui en vérité donnera droit à sa polarisation globale selon le motif d’une écoute spécifiquement musicale : la logique de l’écoute musicale ne s’étalonnant pas à celle de l’écriture musicale, le monde-Musique n’est pas centré mais scindé selon une tension interne écriture/écoute qui précisément constitue sa ressource subjective sans égale.
- 4 juin 2026 : Naissance de l’algèbre à Bagdad il y a 1.200 ans (Kafemath, Paris)
Il y a 1 200 ans exactement (en 825), à Bagdad et dans la langue arabe, Al-Khwârizmî inventait l’algèbre.
Ce tournant majeur dans la pensée mathématique créait un pont entre arithmétique et géométrie, qui allait désormais autoriser ces démonstrations croisées qu’Aristote avait explicitement interdites un millénaire plus tôt.
L’algèbre vient révolutionner la rationalité mathématique (qui jusque-là progressait par extension du déjà connu vers l’inconnu visé) en installant la pensée de plein pied dans l’inconnu : elle s’autorise de calculer directement sur l’inconnu x en formalisant ses propriétés connues selon le nouvel objet « équation » que l’on pourra ensuite résoudre en sorte de circuler ainsi de l’inconnu vers le connu, autant dire en réduisant [1] l’ombre et non plus seulement (comme l’arithmétique et la géométrie grecques) en étendant la lumière !
Si l’algèbre est ainsi devenue le cœur universel des mathématiques, sa constitution dans la langue arabe n’est pas tout à fait fortuite : cette langue a pu devenir le berceau de l’algèbre en raison de propriété intrinsèques tout à fait spécifiques (son lexique et sa grammaire, combinant trois consonnes indexées de voyelles, la prédisposait à une littéralisation polynomiale).
Nous parcourrons tout ceci en nous appuyant sur l’ouvrage de référence : Al-Khwârizmî. Le commencement de l’algèbre (texte établi, traduit et commenté par R. Rashed) Albert Blanchard, 2007.
[1] Le nom algèbre vient de اَلْـجَبْـرُ = al-jabr qui veut dire « la réduction ».
Texte de l’exposé
Diapos de l’exposé
- Sur les films de Jean Seban (7 juin 2026, – Rétrospective Jean Seban ; Halle Saint Pierre, Paris)
• Ce qui est immédiatement frappant, c’est que tout ce qui est présent à l’écran (visage ou corps parlant, paysage ou choses…) nous est présenté : le film ne nous dit pas « il y a ceci et cela » mais « voici ceci et cela ! ».
• Autrement dit, l’énoncé visuel est intriqué à une énonciation cinématographique : l’énonciation d’un regard posé sur ce qui est énoncé (c’est-à-dire en l’occurrence présenté à l’écran).
• Le regard énonçant vient ainsi rédupliquer ce qu’il regarde en nous disant : « il n’y a que cette manière de vraiment regarder ce que je vous montre » (un peu comme Pascal nous dit : il n’y a qu’une manière de parler vraiment de l’humilité, c’est d’en parler humblement et pas orgueilleusement). Ainsi l’énonciation épouse l’énoncé, le regard épouse le regardé, à revers de toute ironie ou second degré.
• Conséquence de ce premier degré rafraichissant : le regard mis en film et projeté sur l’écran est un regard d’enfant. Regard immédiat, ingénu, émerveillé de toute présence, lui devenant ipso facto terrain de jeu. Regard également capricieux : le jeu est sans enjeu ; il ne s’agit pas de travailler les choses mais de jouer de leur présence.
• Pour un enfant, le présent du jeu est subordonné à la présence des choses avec lesquelles il joue : ce qui constitue son jeu, c’est l’émerveillement d’une présence – pour l’enfant, nul pathos du présent qui file (l’instant présent) ou qui sertit la présence (le moment présent).
Il est vrai qu’en ce point, dans les films de Jean Seban, l’énonciation peut côtoyer celle de l’adulte qui, cessant de jouer avec l’enfant pour mieux le regarder jouer, prend mesure que la présence de l’enfant échappe au présent de l’adulte.
• Comme tout enfant, qui joue de toute chose en habillant ses jouets d’un réseau de mots et de paroles, l’énonciation cinématographique de Jean Seban joue des présences qu’elle énonce en les doublant de signifiants, en les revêtant de mots et de musiques.
• D’où un mystère pour chacun de ces films : quel fil conducteur secret fait collier de ces plans, capricieusement interrompus avant même qu’ils aient épuisé leurs ressources intrinsèques ?
• Secret du désir de préserver la fragilité de toute chose : l’existence de toute chose est attestée par sa présence découpée sur fond d’un surgissement vers d’on ne sait où et d’un absentement inopiné versa on ne sait trop.
• Le cinéaste n’est pas ici le maître de la présence, il n’est pas un démiurge créant et ôtant présence aux choses : dans les films de Jean Seban, le cinéaste (autant dire le regard cinématographique qui nous dit « voici ceci et cela ») témoigne non de ce qui est mais de ce qui arrive.
• Pour le cinéma de Jean Seban comme pour l’enfant, l’être est présence, et la présence est ce qui arrive, ce qui vous arrive. Elle est un geste venant vous donner ce qu’il y a.
D’où que jouer de la présence, c’est jouer au jeu du « For/Da », de la présentation et du délaissement, de la monstration et de l’effacement.
• Le fil conducteur des films de Jean Seban n’est pas narratif : ils ne nous racontent pas d’histoire.
Cantus firmus ne raconte pas l’enregistrement de Petrograd 1918.
Leur fil conducteur est existentiel : un film compose une existence proprement cinématographique, l’existence d’une enfance au monde, jouant des choses – personnes et objets – en les convoquant comme par inadvertance et les ôtant capricieusement de la scène avant même que l’intensité de leur présence ne risque de s’affadir.
• D’où que pour le spectateur, regarder de tels films (autant dire regarder comment le cinéma regarde toute chose comme enfance d’un monde déjà secrètement là), c’est s’incorporer au périple d’une existence, à ses joies capricieuses comme à ses peines inattendues, à ses soudains éblouissements et à ses fragiles sautes d’humeur : regarder un film de Jean Seban, c’est participer en adulte émerveillé aux jeux auxquels un enfant vous convie.
• Tout comme les enfants sont la promesse du monde, son espérance ancrée ici et maintenant dans une confiance inconditionnelle, les films de Jean Seban sont une promesse, ancrée dans l’expérience ici et maintenant de la projection cinématographique, promesse d’une existence éblouie par la prodigalité inépuisable du monde.
- 17 juin 2026 : Mathématiques et musique (Science ouverte, stage « Arts et Sciences », Université Paris Sorbonne Paris Nord)
Publications
Articles
- Libres variations sur le thème obligé « M=O » [à paraître en 2026 en anglais : (M=O? ; Suture Press) ]
Livres collectifs
- Musique et politique (actes du séminaire mamuphi – codir. avec Frederico Lyra ; éditions Delatour)
- Actualités du romantisme (actes du séminaire mamuphi – codir. avec G. Laplante-Anfossi et M. Gonzalez ; éditions Spartacus-idh)
Longues marches LM
- Articles dans la revue LM :
- Lecture du numéro de la revue Crisis & Critique sur Alain Badiou (n°7 – février 2026)
- Théorème de l’action régionalement restreinte (2) (n°7 – février 2026)
2025
Publications
Longues marches LM
- Articles dans la revue LM :
- Précisions sur le caractère intrinsèque de l’émergence (n°4 – février 2025)
- Révolutions par adjonction-extension (n°4 – février 2025)
- Pour un matérialisme des possibilités imaginaires (n°5 – juin 2025)
- Position communiste de type nouveau – Présentation (n°6 – octobre 2025)
- Théorème de l’action régionalement restreinte (n°6 – octobre 2025)
- Cahiers LM :
- Été 1959 : Conférence de Lushan – Cahier n°1 (automne 2024)
- Position communiste de type nouveau (41 points) – Cahier n°2 (automne 2025)
Articles
Sept franchissements de la ligne d’ombre portée par la philosophie d’Alain Badiou ( en anglais dans Crisis and Critique, 2025)
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Interventions
mamuphi (Ircam)
- Les incommensurabilités contemporaines en mathématiques, musique et philosophie : saturations, obstacles ou obstructions ? (mamuphi, 8 mars 2025)
Texte de l’exposé
Diapos de l’exposé
- 11 octobre 2025 : Présentation de la saison mamuphi 2025-2026 (séminaire et école)
Texte de l’exposé
Diapos de l’exposé
- 18 octobre 2025 : Nous sommes toujours modernes ! (atelier mathématique pour non mathématiciens)
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- 6 décembre 2025 : La théorie des distributions I (atelier mathématique pour non mathématiciens)
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Rencontres franco-tunisiennes
- Rencontres, peuples, hétérophonies : une proposition (Tunis, 8 novembre)
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